Le 27 avril dernier, le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD / Conseil mondial des entreprises pour le développement durable) qui regroupe 200 des plus grandes entreprises mondiales s’est réuni à Genève. Lors de cette présentation l’accent à été mis sur l’urgence et la nécessité de réduire les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) des bâtiments.
Le but du projet Efficienty Energy in Building (EEB) est de dresser un portrait de l’efficacité énergétique des bâtiments en Europe, Japon, Brésil, Inde, Chine et Etats Unis et de définir de quelle manière réduire efficacement les émissions de GES.
Dans son rapport 2008, l’EEB à mis en lumière le fait que le secteur du bâtiment sous-estimait très largement ses émissions (les situant à moins de 20% des émissions globales) tout en évaluant le surcoût des bâtiments énergétiquement performant à près de 18% alors que la plupart des études récente le situe entre 5 (WBCSD) 10% (US Green Building Council)! Cela marque un réel frein à la mise en œuvre de bâtiments énergétiquement durables.
Lors de la réunion de Genève, le WBCSD à rendu un rapport clair avec des prescriptions d’objectifs très précises : réduire d’ici à 2050 la consommation d’énergie dans le bâtiment de 60%. Son président, Björn Stigson, estime que ces objectifs sont atteignables uniquement si la prise de conscience est immédiate et suivi d’effets concrets. Les objectifs fixés par le Grenelle semblent aller dans le bon sens et la prise de conscience, associée à la mobilisation professionnelle de la filière française, aussi.
Par ailleurs, alors que nous savons aujourd’hui que le bâtiment est une des réserve d’économie carbone les plus facilement utilisable, qui est aujourd’hui responsable de 40% des émissions de GES, nous devrions nous interroger sur l’avenir des zone les plus urbanisées, donc les plus ‘consommatrice’ de bâtiments si l’évolution actuelle du climat engendrait une hausse de la température moyenne de quelques degrés. L’article de Béatrice Heraud accessible sur NOVETHIC y répond en partie.
On s’aperçoit finalement aujourd’hui que l’emplacement est majeur dans la stratégie patrimoniale des ménages et que se mettre en périphérie maintenant parce que c’est moins cher, ce n’est pas seulement se retrouver otage demain du prix des transports, c’est aussi prendre un risque non négligeable de dévalorisation de son patrimoine.
weezim.com n’est pas la réponse à tout cela, mais un outil d’aide à la décision, et catalyseur de la tendance du marché immobilier : faible performances énergétiques = faible valorisation patrimoniale!
Il est intéressant de noter que la coprésidence du projet EEB est assurée par LAFARGE, et que parmi les 12 autres entreprises impliquées, on trouve EDF Group et GDF Suez.
Encourageant, mais pas forcément rassurant si l’on se limite à penser que l’électricité ‘nucléaire’ est une énergie d’avenir car peu émissive de GES… La réduction de la consommation d’énergie est devenu en quelques années (mois?) une question d’intérêt publique, et c’est tant mieux, mais pas encore d’intérêt écologique.

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